Artiste

En ouvrant un compte Artiste sur le site de l'association Music Park (loi 1901 à but non lucratif) vous devenez membre de l’association et par conséquent non seulement vous adhérez aux objectifs de l’association, mais vous entrez donc dans une organisation qui vous procure la possibilité de diffuser vos œuvres musicales sur internet mais aussi d’être diffusé dans le réseau des membres Diffuseurs de l’association, plus concrètement d’être diffuser dans les lieux publics pour lesquelles les membres Diffuseurs ont requis l’adhésion à Music Park afin qu’ils puissent acquérir l’autorisation de diffuser les œuvres des artistes membres de Music Park.

Pour que les œuvres puissent être diffusées sans que les membres Diffuseurs soient soumis à payer la redevance sur les droits d’auteur (les droits des auteurs et/ou compositeurs) et les droits voisins (les droits des interprètes) vous ne devez pas avoir déposé vos œuvres dans le répertoire d’une société de gestion de droit d’auteur (comme par exemple la SACEM), en d’autres termes vous ne devez pas avoir adhéré à un tel organisme, que cela soit en France ou à l’étranger (SABAM Belgique, GEMA Allemagne, SIAE Italie, etc.), ni avoir publié vos œuvres « à des fins de commerce ». En effet, d’abord concernant les droits d’auteur, si vous avez adhéré à une société (privée) de gestion de droit d’auteur vous cédez, que vous le vouliez ou non, la gestion de la plus grande part de vos droits d’auteur patrimoniaux (patrimoniaux c’est à dire ceux qui peuvent vous permettre de prétendre, dans certaines circonstances, à des revenus) de toutes vos œuvres. De ce fait vous ne pouvez plus autoriser comme vous le voulez en tant qu’auteur la diffusion de vos œuvres, vous ne pouvez plus dire à quelqu’un (un ami par exemple): « Tu peux diffuser ma musique dans ton ton magasin ( lieu public en l’occurrence) ou pour ta soirée avec ton association sans que tu aies à payer les droits d’auteur » ; vous n’êtes plus le gestionnaire de vos droits patrimoniaux et vous ne pouvez pas contraindre la société qui gère vos droits à votre volonté (1). Puis concernant les droits voisins, pour que les œuvres diffusées ne soient pas soumises à l’article Article L214-1 du Code de la propriété intellectuelle et ainsi que les Diffuseurs n’aient pas à payer la redevance sur les droits voisins (les droits des interprètes) et que par conséquent l’interprète puisse autoriser la diffusion des œuvres qu’il interprète sans que le Diffuseur ait à payer les droit voisins, les œuvres que vous proposez sur le site music-park.org ne doivent pas avoir été commercialisées. En d’autre termes, il faut que vous n’ayez pas mis en vente les enregistrements de vos musiques que vous proposez, que cela soit sous forme de fichier ou cd sur une plate-forme internet ou dans un magasin ou lors de vos concerts, par exemple.

 

Ne confondez toutefois pas le fait que l’on parle des enregistrements de vos œuvres (sur n’importe quel support), nous ne parlons pas de vos œuvres, c’est à dire que vous pouvez tout à fait vous vendre en concert jouant ces œuvres. Cela vous procure d’ailleurs un avantage dont vous pouvez tirer parti. En effet lorsque vous négociez un contrat avec un organisateur de spectacle, n’oubliez pas de mettre dans la balance lors de la négociation, ou de mettre en avant dans vos contrats, le fait que l’organisateur n’aura pas à payer de droits d’auteur. Le contrat que vous proposez est sans surprise, aucun organisme de gestion de droits d’auteur (la SACEM en l’occurrence) viendra après l’événement lui demander de payer une redevance. Vous pouvez toutefois prévoir une partie, sur les entrées financières dans votre contrat, qui correspond aux droits d’auteur, en accord bien évidement avec les musiciens avec qui vous jouez. Imaginons vous auteur et interprète et 3 musiciens qui vous accompagnent, un contrat de vente de 1000 €uros, dont 4 x 200 (200 euros brut pour chaque interprètes), 100 euros pour les droits d’auteur qui vous seront payés directement (2), et 100 euros pour payer les frais divers (carburant, frais de bouche, etc). Ceci n’est qu’un exemple et les choix peuvent être différents, personnellement (c’est ici le président de l’association qui vous parle mais en tant que musicien) je pense que le fait de prévoir sur le contrat une part pour les droits d’auteur ne doit être retenu que si vous jouez les œuvres d’une personne qui ne profite d’aucun revenu dans cet événement en tant qu’interprète. Pour ce faire il faut évidement que l’auteur et/ou compositeur ne soit pas lui-même adhérant à une société de gestion de droit d’auteur, sinon évidement l’organisateur sera contraint de payer une redevance.

En tout état de cause, vous voyez que cette façon d’envisager la gestion de vos droits d’auteur vous offre une plus grande souplesse, une plus grande liberté et vous donne des avantages qui ne sont pas négligeables. À ces propos, pour mieux comprendre tous les mécanismes qui régissent la diffusion de musique et les droits d’auteurs, vous pouvez consulter les différents articles sur le site concernant les questions de droit d’auteur, droits voisins, d’autonomie, d’indépendance et d’émancipation entre autres, et n’hésitez surtout pas à poser des questions.

 

Pour aller plus loin dans l’émancipation des musiciens, Music Park vous propose aussi, et ceci est nouveau dans les services proposés par Music Park, de vous aider à créer votre propre site web. Bien sur, vous pouvez éditer un site vous-même sans aucune aide avec des solutions comme wix et bien d’autres éditeurs de site web du même type, c’est à dire commercial, ou dirions-nous propriétaire. Mais si ces éditeurs permettent d’éditer un site très facilement, ils comportent des inconvénients non négligeables dont il faut tenir compte si vous voulez avoir une solution sérieuse et moins onéreuse. En effet, si vous optez pour une solution gratuite sur ces éditeurs vous aurez de la publicité, ce qui compromet le sérieux de votre site et vous-même en tant qu’artiste, si vous optez pour la version payante les tarifs ne sont pas très intéressants et surtout vous risquez en plus d’avoir à payer d’autres services si vous décidez d’avoir des fonctions supplémentaires que celles proposées par défaut. D’autre part vous risquez d’être limité dans le développement de votre site sur ce type d’éditeur, tant sur les fonctionnalités que sur le design. Nous ne ferons pas ici le tour complet des inconvénients de tels éditeurs mais c’est un choix que vous pourriez regretter à terme.

Il existe par contre plusieurs éditeurs open source et gratuits comme WordPress ou Joomla et vous pouvez vous formez relativement facilement pour créer un site, néanmoins Music Park vous conseille d’utiliser Drupal car c’est le CMS (Content Management Système - Système de Gestion de Contenu) qui comporte la plus grande granularité et possède une gestion multilingue, entre autre, très efficace (surtout depuis la version 8). Pour vous expliquer rapidement, tous les CMS possèdent un noyau, un ensemble de modules (d’extensions), par défaut et la possibilité d’ajouter de multiple fonctionnalités grâce à d’autres modules. Les modules possèdent, suivant les CMS, de plus ou moins grandes possibilités de paramètrages, ce qui confère à certains CMS plus ou moins de fonctions, et parmi les CMS open source et gratuits Drupal est de loin le meilleur. Si nous devions comparer rapidement par exemple WordPress et Drupal, pour faire une métaphore, nous dirions que WordPress c’est Playmobil et Drupal des Légos.

Quoiqu’il en soit à défaut de tout vous dire ici et de vous noyer d’explications techniques qui vous sembleraient abscons, Music Park vous propose de vous aider dans la réalisation d’un site Drupal. Cela inclura de votre part de faire un peu d’apprentissage technique qui reste à la portée de tout le monde, mais vous aurez après cela un champs du possible bien plus large qu’avec des solutions comme wix ou autre et surtout vous aurez franchi une des étapes qui vous apportera une meilleur autonomie et indépendance.

Effectivement c’est dans l’esprit des objectifs de Music Park, à savoir l’émancipation des artistes (dans la musique), que ce nouveau service est proposé pour les artistes qui rejoignent l’association Music Park. Et d’ailleurs à ce propos Music Park propose aussi un service gratuit d’annuaire des sites web des artistes https://localisemusic.com. Ce service est sans doute la meilleure proposition pour l’émancipation des artistes face aux intermédiaires, ici particulièrement les sites de streaming qui tentent de capter tous les artistes tel Spotify, Apple Music, Deezer, Qobuz, Amazon Music Unlimited, etc. L’objectif d’un service comme localisemusic.com est de permettre une relation direct entre le public et l’artiste, Localise Music c’est un peu comme si vous arriviez à un carrefour d’où partent toutes les routes pour rejoindre les maisons des artistes, sachant que sur le site localisemusic.com vous pouvez faire une recherche avec le style de musique ou d’autres types de filtre. Essayez de faire une recherche avec un style musical dans le moteur de recherche Google, cela ne va pas donner grand-chose, alors que là vous aurez tous les sites (référencés) des artistes qui jouent une musique dans ce style. Bien sûr après il faut que le site de l’artiste propose au public de pouvoir écouter les œuvres, voir de les télécharger. Ainsi plus besoin des Spotify, Deezer, etc. Plus besoin de laisser des intermédiaires s’enrichir sur votre dos. Précisons que localisemusic.com est ouvert à tous les artistes.

 

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(1) : Concernant la redevance sur les droits d’auteur dont devrait s’acquitter un propriétaire de magasin lorsqu’il diffuserait vos œuvres, vous pouvez être certain que si vous êtes un auteur adhérant d’une société de gestion de droit (SACEM par exemple) et que vous ne générez par ailleurs que très peu de revenus de droits d’auteur, vos chances d’avoir une part sur ces droits sont nulles. Pourquoi ? Tout simplement parce le propriétaire du magasin paiera un forfait sans procurer à la SACEM de liste des musiques qu’il a diffusées, et quand bien même il voudrait le faire, la SACEM n’en tiendra pas compte. Ainsi la SACEM ne sachant pas que c’est votre musique qui a été diffusée, ne fera pas de reversement vers vous de ces droits qui pourtant vous reviennent. Les revenus récoltés par la SACEM iront engraissés les auteurs qui ont une large diffusion, qui sont citées sur de multiple listes de diffusion sur les chaînes de télé et radio dites historiques.

(2) : Cette façon de traiter les droits d’auteur vous permet aussi d’une part d’être sûr de percevoir des droits d’auteurs si vous souhaitez en percevoir sur tel ou tel événement et d’autre part d’éviter la préemption pour frais de gestion de la SACEM qui est de l’ordre de 15 à 20 %.